Dmitri Ivanovitch Mendeleïev (Дмитрий Иванович Менделеев) naît le 8 février 1834 à Tobolsk, en Sibérie occidentale, dernier d'une fratrie de dix-sept enfants. Son père, directeur du lycée local, perd la vue et meurt prématurément. Sa mère, Maria Dmitrievna, femme d'une énergie extraordinaire, dirige une verrerie pour subvenir aux besoins de la famille et nourrit l'ambition de donner à Dmitri la meilleure éducation possible.
En 1849, Maria parcourt des milliers de kilomètres depuis la Sibérie pour inscrire son fils à l'Institut pédagogique de Saint-Pétersbourg, où il étudie les sciences naturelles et la chimie. Diplomé en 1855, il part se perfectionner en Allemagne, à Heidelberg, dans le laboratoire de Robert Bunsen, où il côtoie les meilleurs chimistes européens. Ce séjour déterminant le confirme dans sa vocation : comprendre l'ordre caché des éléments chimiques.
De retour à Saint-Pétersbourg, Mendeleïev est nommé professeur de chimie à l'Université en 1867. C'est en préparant son manuel Principes de chimie qu'il cherche un moyen logique de présenter les soixante-trois éléments connus à l'époque. Le 1er mars 1869, il a l'intuition décisive : classés par masse atomique croissante, les éléments révèlent une périodicité dans leurs propriétés chimiques.
Le génie de Mendeleïev ne réside pas seulement dans cette classification, mais dans son audace à laisser des cases vides pour des éléments non encore découverts, dont il prédit les propriétés avec une précision remarquable. La découverte du gallium (1875), du scandium (1879) et du germanium (1886) confirme brillamment ses prédictions et assoit la gloire du savant russe dans le monde entier.
Pendant près de vingt-cinq ans (1866-1890), Mendeleïev enseigne à l'Université de Saint-Pétersbourg, sur l'île Vassilievski. Ses cours, d'une clarté et d'un enthousiasme communicatifs, attirent des centaines d'étudiants. Parallèlement à ses recherches en chimie, il s'intéresse à la météorologie, à l'industrie pétrolière, à l'aéronautique et même à la fabrication des fromages.
En 1893, il est nommé directeur de la Chambre des poids et mesures de Russie, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort. Malgré deux nominations, l'Académie des sciences de Russie refuse de l'élire — une injustice que la communauté scientifique internationale ne lui pardonne pas. Mendeleïev, candidat malheureux au prix Nobel de chimie en 1906, meurt le 2 février 1907 à Saint-Pétersbourg. L'élément 101, le mendélévium, sera nommé en son honneur en 1955.
L'appartement où vécut Mendeleïev se trouve dans l'aile du bâtiment principal de l'Université d'État de Saint-Pétersbourg, ligne universitaire, île Vassilievski. C'est là que le chimiste résidait avec sa famille tout en menant ses recherches dans le laboratoire voisin. Les pièces ont été conservées dans leur état d'origine et restituent fidèlement l'atmosphère de travail du savant.
Le musée présente son cabinet de travail avec ses instruments de laboratoire, ses balances de précision et sa vaste bibliothèque personnelle. On y découvre également des documents originaux, dont le manuscrit du premier tableau périodique, ainsi que des objets personnels témoignant de la diversité de ses intérêts. La visite de cet appartement offre un regard intime sur l'un des plus grands esprits scientifiques de la Russie.
L'héritage de Mendeleïev dépasse largement la chimie. Son tableau périodique, enrichi au fil des découvertes, reste la pierre angulaire de la science moderne : chaque élément découvert depuis 1869 y a trouvé naturellement sa place, confirmant la justesse de son intuition. L'année 2019 a été proclamée par l'UNESCO « Année internationale du tableau périodique » pour le 150e anniversaire de cette découverte.
À Saint-Pétersbourg, la mémoire du chimiste est présente partout : au-delà de son appartement-musée, un monument lui est dédié devant l'Institut polytechnique, et une mosaïque géante du tableau périodique orne la façade du bâtiment de la faculté de chimie. Son nom figure parmi les plus illustres scientifiques russes aux côtés de Pavlov et Popov.
« Le travail, le travail, et encore le travail : voilà le secret de la science. » — Dmitri Mendeleïev
L'appartement-musée se trouve dans l'aile du bâtiment principal de l'Université d'État de Saint-Pétersbourg, sur la ligne universitaire de l'île Vassilievski. C'est dans cet appartement que le chimiste vécut et travailla de 1866 à 1890.
Dmitri Mendeleïev est célèbre pour avoir créé le tableau périodique des éléments chimiques en 1869. Son génie fut de classer les éléments par masse atomique croissante et de prédire l'existence d'éléments encore inconnus, prédictions confirmées par la suite.
Le musée conserve le cabinet de travail du chimiste avec ses instruments de laboratoire, ses balances de précision, sa bibliothèque personnelle et des documents originaux. On y trouve également une reconstitution de son bureau tel qu'il était lorsqu'il conçut le tableau périodique.
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